Des millions de petites sources d’énergie vitale tourbillonnent dans notre corps et sont concentrées dans des centres appelés « chakras ». « Chakra » signifie « roue » en sanskrit.Ces centres sont dénommés « roues » car ils sont formés d’énergies qui tournent sur elles-mêmes à une certaine fréquence, dans le sens des aiguilles d’une montre, Ce mouvement ressemble à celui d’une galaxie ou d’une planète qui tourne en vrille sur son axe.
Les sept chakras principaux qui font l’objet de cette présentation sont situés au niveau de la colonne vertébrale. Ils se reflètent et nous pouvons les sentir, après la réalisation du soi, dans différentes parties de notre corps. Chaque chakra est conçu de manière à superviser et à maintenir le bon fonctionnement des systèmes physiologiques qu’il gère. Il est important pour notre bien-être de connaître ce à quoi chaque chakra correspond et ce qui peut les dérégler. Chaque pensée, chaque action de notre part peut influer sur leur bon fonctionnement. La tache première pour tout débutant et de nettoyer les éléments négatifs grossiers qui souillent ces centres. Ce processus peut prendre un peu de temps, mais vous en ressentirez très vite les bienfaits.
Comment utiliser le schéma représentant les chakras
Les sept centres principaux présents à l’intérieur de notre corps sont représentés sur la schéma à gauche de l’écran. Pour en connaître plus sur ces chakras, n’hésitez pas à cliquer sur chacun des points mentionnés ci-dessous. Notre système nerveux central s’illumine par la réalisation du soi. L’état de nos chakras devient alors palpable à l’intérieur de nous. Chaque centre subtil comporte une correspondance sur la paume de nos mains. La charte qui vous est présentée vous aidera à interpréter les sensations que vous ressentirez.
A titre d’exemple, si vous ressentez une sensation de picotement sur le majeur gauche, vous saurez alors qu’il y a un déséquilibre au niveau du côté gauche du Nabhi (3ème chakra). A l’inverse, une sensation de légèreté et de fraîcheur sur le pouce droit est synonyme d’équilibre au niveau du côté droit du Swadisthan (2ème chakra). Cette connaissance intime du soi, de même que la compréhension que l’on acquière des qualités liées à chacun de nos chakras, nous aident à prendre conscience des obstacles qui grèvent notre système subtile.
Name: Mooladhara Chakra
Physical Level: plexus pelvien, prostate
Controls: organes sexuels et excrétoires
Qualities: innocence, sagesse, chasteté, enfance éternelle
Place on Hand: base de la paume de la main
Causes of Catch: suractivité sexuelle, pratiques tantriques et occultent, puritanisme excessif
L’évolution a commencé par de simples cellules amibiennes, qui se sont développées au fil du temps, pour former des organismes multicellulaires, puis finalement des êtres humains.
Le chakra de la Mooladhara est formé de l’élément terre et représente le commencement de la vie. Lorsque celui-ci est éveillé et nourri, l’association de ce processus avec l’élément terre se manifeste par une force magnétique inhérente à soi. Par exemple, une personne dont le chakra de la Mooladhara est équilibré aura un sens inné de l’orientation (de quelque manière qu’il soit). Ce chakra est la fondation du système subtile. La Mooladhara est située sous l’endroit où réside la Kundalini et représente la base même du corps subtil. En sanskrit, « Moola » signifie « racine » (qui est donc la Kundalini) and « adhara » le « support ». La Mooladhara signifie donc « le support de la Kundalini ».
L’innocence, à la base même de tout comportement vertueux, est la qualité fondamentale de ce chakra Cette qualité est particulièrement développée chez les bébés et les enfants en bas âge. Elle est présente dans toute action dénuée du désire d’un gain personnel. L’innocence est associée à la sagesse, qualité innée qu’ont la plupart des enfants. Les bébés sont instinctivement proches de la nature ; ils savent crier pour exprimer leur mécontentement, ou téter pour se nourrir. Cette sagesse inhérente à la personnalité de l’enfant, pour autant qu’elle soit préservée, se traduit plus tard chez l’adulte par un sens inné des priorités. Malheureusement, l’influence néfaste de notre société tend à masquer cette innocence, et obscurcir ainsi la sagesse qui en découle. Par l’éveil des qualités de la Mooladhara à travers notre méditation, nous apprenons à renouer avec cette innocence, à agir de manière moins intéressée, ce qui nous donne la capacité de prendre les décisions qu’il convient dans notre vie. Le dicton « la vérité sort toujours de la bouche des enfants » est l’exemple parfait du pouvoir de le la sagesse candide d’un enfant.
La pureté de la Mooladhara se manifeste également à travers l’intelligence humaine, c’est à dire, l’habilité à percevoir clairement ce que l’autre veut faire ou exprimer (ce qu’il cache véritablement dans son cœur). Encore une fois, les enfants ont cette capacité naturelle, dans ce qu’ils perçoivent souvent les sentiments et les signaux subtils émanant de ce qui leur est dit, sans nécessairement comprendre la signification exacte de ces paroles. Ce centre a le potentiel de faire de nous des enfants éternels, divins, débordant d’enthousiasme, de joie espiègle et d’amour.
Le chakra de la Mooladhara régit les organes reproductifs et excrétoires de notre corps. Il est donc en rapport direct avec la sexualité. Certains ont tenté, par le passé, d’éveiller la Kundalini par des pratiques d’ordre sexuel (tantrisme, magie noire et cultes vaudous). Ces pratiques sont bien évidemment très dangereuses et peuvent causer les pires dommages à ce chakra. Lorsqu’on sait que le centre de la Mooladhara permet d’ouvrir les portes que doit traverser la Kundalini, on comprend aisément comment toute chose dénuée d’innocence peut être néfaste. Le sexe a sa place dans la vie de tout être humain, comme la plus belle expression physique de l’amour au sein du mariage. Elle permet la naissance d’enfants et par ce biais, la création continue son cours. Cependant, le sexe ne devrait en aucun cas dominer notre vie au point de nous déséquilibrer.
Une fois “réalisé”, on apprend à respecter sa propre chasteté, ainsi que celle des autres. Ce sens de la vertu est essentiel et nous permet de développer ce magnétisme, cette gravité qui fait notre force intérieure. C’est la première pierre qui soutient les fondations mêmes de la personnalité, le pouvoir de l’incorruptible innocence.
Une Mooladhara affaiblie se manifeste de diverses façons : mauvais sens de l’orientation, mauvaise mémoire, mauvais équilibre (problème de gravité), certaines maladies “incurables” ou divers problèmes mentaux.
Name: Swadisthan Chakra
Physical Level: plexus aortique
Controls: foie, reins, rate et pancréas
Qualities: réativité, inspiration, sens de l’esthétique et arts, perception intellectuelle (connaissance pure et vérité)
Place on Hand: pouce
Causes of Catch: sur le côté gauche : spiritisme et magie noire, faux gourous et fausse connaissance, consommation d’alcool et de drogues, servilité extrême ; sur le côté droit : pensées et planification excessive, extrémisme politique et fanatisme, mauvaises habitudes alimentaires, égocentrisme et domination des autres.
Le chakra du Swadisthan est suspendu au chakra du Nabhi, comme un satellite à un câble. Il gravite autour de la région du Vide, soutenant ainsi les dix pétales du Vide (qui représentent les 10 commandements). Lorsque la Kundalini s’éveille, elle passe d’abord par le chakra du Nabhi, puis ensuite, le long de ce câble, pour enfin illuminer le Swadhisthan, puis retourne vers le chakra du Nabhi pour continuer son voyage jusqu’au sommet de la tête.
Au cours de son évolution, l’homme a traduit son besoin de se protéger en se construisant un abri. Comme son sens de l’esthétique se développait, il continua à améliorer l’apparence de sa maison (jusqu’à l’apparition de l’architecture). Cette créativité a évolué dans des formes abstraites, par lesquels l’homme a pu imaginer, projeter et créer une image, qui n’avait auparavant aucun pendant matériel. De cet esthétisme en plein essor sont nés les arts.
La créativité est la qualité fondamentale du chakra du Swadisthan. C’est là qu’est générée l’énergie nécessaire à notre créativité. Après la réalisation du soi, nous découvrons que le secret de la créativité réside dans la capacité d’accéder à cet état de conscience sans pensées (nirvichara samadhi) à travers la méditation. Nous découvrons alors que toute la magnificence de la création est reflétée en notre être, telles les eaux calmes d’un lac. Une fois cette source découverte, il nous est possible d’en devenir le vecteur. Nous devenons ainsi l’instrument créateur de l’inconscient collectif, sans recours à l’égo, susceptible d’altérer la pureté de cet art. Nous devenons, comme le dit si bien Wordsworth, « un cœur qui observe et reçoit ».
Le processus créateur, sous quelque forme qu’il soit, tire ses forces du chakra du Swadisthan et émet ainsi une pression sur ce centre, pouvant parfois en altérer la qualité. Si ce processus est effectué de manière correcte (en utilisant les énergies du canal central, soit le canal de la Sushumna dans le système subtile), le résultat n’en est alors que meilleur grâce à cet aspect spirituel. On peut dire qu’il a été fait avec « cœur ». Après la réalisation du soi, ce phénomène est encore accru, et les œuvres qui en résultent deviennent alors inspirées. Les œuvres de certains artistes classiques tels que Mozart ou Michel-Ange, qui étaient tous deux des êtres très évolués spirituellement et réalisés, témoignent de cette créativité illuminée. De telles œuvres sont immortelles et seront toujours appréciées à travers les âges pour leur grandeur et leur infinie beauté.
Si les premières œuvres d’un artiste ont été effectuées « sans cœur », il se peut que, par la suite, celui-ci ne produise plus rien d’intéressant, que son travail devienne terne et qu’il exploite même les idées des autres. C’est l’égo de l’artiste qui en est la cause principale. Lorsque l’artiste devient plus connu, il doit naturellement travailler plus pour maintenir ou augmenter son succès. Il exerce alors une pression sur le canal droit de son corps subtil (le Pingala Nadhi ou canal de l’action) et finit par l’épuiser. L’épuisement de ce canal a pour effet de gonfler l’égo de l’artiste. Veuillez noter que dans notre système subtil, l’égo est la prolongation du canal de l’action (en forme de ballon sur la partie gauche du cerveau, voir schéma). Lorsque l’artiste se met à penser qu’il est le créateur de tout son travail (faisant ainsi abstraction du divin qui l’a inspiré), l’égo n’en est que d’autant plus gonflé, faisant perdre à l’artiste sa faculté de produire des œuvres inspirées.
Ce centre a pour fonction principale de fragmenter les particules de graisse dans l’abdomen, afin de régénérer les cellules grises et blanches dans le cerveau, générant ainsi l’énergie nécessaire au bon fonctionnement de notre cerveau et de nos pensées. Une planification et des pensées excessives apportent une surcharge de travail à ce centre et l’épuisent. Le Swadisthan contribue aussi au bon fonctionnement du foie (tout comme le centre du Nabhi). Si ce chakra doit faire face à trop de pensées, les autres organes qu’il gère sont alors négligés. Le foie, organe très sensible, réagit particulièrement fort à ce problème. Un problème sur ce centre se traduit par des fourmillements sur le pouce et le majeur de la main droite, ou par une sensation de picotements ou de brûlures dans les mains.
Le foie est très important car il est le siège de notre Attention. Le mot « attention » ne doit pas être confondu avec les pensées qui, elles, proviennent de notre égo (notre Moi ) et de notre superégo (les conditionnements liés à notre passé et à notre éducation). L’Attention, c’est la concentration uniquement, moins les pensées/l’activité mentale. Par exemple, lorsque l’on porte son regard sur une fleur, on met son Attention sur celle-ci ; on l’observe. Notre cerveau va alors produire des pensées à son sujet (« oh, comme elle est ravissante, je me demande bien quel nom elle porte », etc.). L’Attention, elle, n’est associée à aucune pensée, elle est concentration pure / observation / elle est le témoin de ce qui l’entoure. Un foie équilibré soutient cette Attention et la nourrit en la filtrant et en éliminant toutes les impuretés provenant de l’extérieur. Ainsi, la paix et la sérénité obtenues par la pratique de la méditation deviennent possibles grâce à cette Attention purifiée. Il arrive que notre foie surchauffe (par l’absorption d’alcool ou d’autres stimulants), ce qui a un effet pernicieux sur celle-ci et finit par nous empêcher de méditer correctement.
Les problèmes suivants sont la conséquence d’un Swadisthan affaibli : diabète, maladies cardio-vasculaires et problèmes similaires, peine à méditer, irritabilité. D’autre part, le fait de s’intéresser à la spiritualité et à des pratiques occultes peut nuire au bon fonctionnement de ce centre. Un intérêt trop soutenu et une recherche trop approfondie dans ces domaines peut nous entraîner dans les sphères de l’inconscient collectif. Ceci a pour effet de nous rendre toujours plus léthargiques, de nous donner même parfois des hallucinations et de nous laisser sans défense face à la négativité.
Name: Nabhi Chakra
Physical Level: plexus solaire
Controls: estomac et intestins
Qualities: satisfaction, contentement, paix intérieure et générosité, dharma (comportement moral) et évolution
Place on Hand: majeur
Causes of Catch: sur le côté gauche – problèmes familiaux, mari ou femme dominateur/trice, trop de stress, soucis ; sur le côté droit – consomption de nourriture trop lourde pour le foie, méticulosité excessive
L’évolution de l’humanité est à l’image des chakras formant notre système subtil, et de l’évolution spirituelle s’y rapportant. Le chakra du Nabhi représente, dans l’évolution de l’humanité, le moment où l’homme se mit à considérer son abri comme son « chez soi » ; lorsque la cellule familiale ne fut, pour lui, plus uniquement synonyme de reproduction, mais qu’il la perçut comme une source de satisfaction en elle-même. Cette satisfaction sur le plan familial se manifeste, chez l’être spirituel réalisé, par la satisfaction qu’il ressent par rapport à sa vie, dans tous ses aspects.
La satisfaction est la qualité la plus importante du chakra du Nabhi. Or, les personnes dont le foie « surchauffe » sont de nature irritable. Il leur est impossible de vivre sans soucis. Elles feront savoir à tout moment leur mécontentement, pour quelque raison que ce soit. Lorsque notre Esprit se manifeste, nous parvenons à relativiser les choses et ne nous faisons qu’occasionnellement du souci. En effet, nous ne pouvons qu’être satisfaits, lorsque nous expérimentons la paix de la conscience sans pensées. Nous réalisons alors que l’esprit n’est nullement concerné par les modes ou par l’absence d’un bouton sur un vêtement.
Le Nabhi, c’est le centre du bien-être, tant physique que matériel. Lorsque l’homme développa sa créativité, il apprit aussi à exploiter à son avantage les ressources de la nature et, ainsi, à prospérer. La prospérité est incontournable si l’on désire évoluer, et l’argent est le moyen d’échange que nous utilisons, afin de pourvoir à nos désirs et besoins élémentaires. Lorsque nous n’avons pas les moyens de subvenir à ces besoins, nous nous faisons du souci et nous éloignons ainsi du chemin qui mène à la Vérité. Mais nous avons la chance d’être dotés d’intelligence et d’un corps aux ressources multiples, qui nous permet de travailler de manière à pourvoir à ces besoins. Lorsque nous sommes enfin satisfaits, nous ne nous préoccupons plus des problèmes sans importance qui, auparavant, faisaient obstacle à notre évolution.
Cependant, il nous arrive de nous égarer. En effet, notre désir de satisfaire à nos besoins élémentaires se transforme en envie insatiable de tout posséder ; c’est le début du matérialisme. Il n’y aucun mal à être riche, mais il ne faut pas pour autant être obsédé par l’argent, car aimer l’argent pour l’argent, c’est être avide. C’est une obsession et plus un besoin ; une maladie qui entrave l’évolution. L’avarice et l’avidité ne sont en fait que la résultante d’un esprit primitif, égoïste, ignorant tout de la vérité et des principes mêmes de la vie. Dans la nature, tout se fait naturellement, parce que la nature est un tout. L’argent ne devrait pas faire exception ; l’énergie doit atteindre tous les aspects de la création. En partageant, on apprend. La générosité élève tant l’esprit ; l’accumulation des biens mène, elle, à la stagnation.
Un autre aspect du chakra du Nabhi est le Dharma (comportement moral) à adopter au cours de notre vie. Afin de se sentir en permanence satisfaits, au plus profond de nous-mêmes, il est nécessaire de nous satisfaire des éléments qui nous entourent, qui sont donc extérieurs à nous-mêmes. Nous devons être capables d’apprécier les bienfaits d’une vie saine et morale, mais ce processus ne peut, en aucun cas, être créé artificiellement. Il se manifeste tout naturellement à travers notre attention, une fois que nous sommes réalisés. Tout comme l’or, qui ne peut perdre son éclat, le dharma ne peut être altéré. Il est, en outre, impossible de relativiser une conduite dharmique ; tout acte est fondamentalement juste ou ne l’est pas. Le dharma est le code de conduite de l’évolution, à l’aide duquel l’homme a su évoluer du stade de l’amibe à sa forme actuelle. Ce code protège et nourrit notre évolution spirituelle. Les Dix Commandements sont l’évocation la plus poignante des lois qui forment le dharma. Ceux-ci ont pour but de fournir les directives nécessaires à l’évolution de l’homme. Or, ceux qui ont toujours suivi les principes de base d’une conduite morale vivent, lors de la réalisation du soi, une expérience très forte, de longue durée et ceux qui ne comprenaient pas la nécessité d’une conduite morale avant la réalisation du soi en prennent alors tout naturellement conscience. A vrai dire, après la réalisation du soi, notre corps se met à traduire les signaux qu’il reçoit lorsqu’il est confronté à une certaine situation (dharmique ou non) par diverses sensations au niveau de l’abdomen. Certaines personnes se sont étonnées de voir à quel point leur estomac était devenu sensible face à toute activité adharmique (sortant du dharma). L’estomac se révolte, voilà tout. En revanche, plus on s’enivre des bienfaits de son évolution spirituelle, moins on trouve le temps de faire quoi que ce soit qui s’éloigne du dharma. La loi de la nature et de l’évolution, qui pousse l’homme à survivre et à grandir, se manifeste ainsi naturellement à l’intérieur de nous.
Il est évident que nous devrions tous suivre ces recommandations, mais rien ne nous est imposé. Dans Sahaja Yoga, nous devenons notre propre juge et jury. Les vibrations se chargent de l’accusation, il nous incombe ensuite d’en donner le verdict, puis de prononcer la sentence. Tout cela est rendu possible grâce à la pratique de ce Yoga. Nous cessons alors de nous identifier à nos faiblesses et devenons le témoin de notre véritable identité.
Ce centre régit les mécanismes qui permettent à notre estomac de fonctionner. Lorsque l’estomac ne fonctionne plus correctement, le processus de digestion et d’assimilation de la nourriture est affecté. C’est pour cette raison que cet organe est très important. Notre attitude par rapport à la nourriture, et la manière de l’absorber, a des conséquences sur les sucs digestifs et les glandes de notre système digestif. La nourriture que nous ingérons est mal digérée lorsque nous mangeons trop vite, que nous sommes irrités ou en soucis lors d’un repas. La raison en est que les muscles de notre estomac se contractent et ne peuvent effectuer correctement leur travail. Il y a différentes causes à l’affaiblissement du Nabhi. Le côté gauche de ce centre peut se dérégler lorsque nous devons faire face à des problèmes familiaux ou que nous avons trop de soucis financiers. Après la réalisation du soi, nous nous renforçons et prenons goût, petit à petit, aux tâches journalières qui nous incombent. Nous réalisons que la famille n’est autre que le mur-porteur de notre société et qu’il est, par conséquent, impératif d’être unis, afin de grandir avec le sentiment d’être aimés et respectés. Par ailleurs, ce centre est parfois affecté lorsque trop d’importance est donnée à la nourriture que l’on ingère, que ce soit par gourmandise excessive ou par la pratique du jeûne. L’estomac se trouve forcé d’être actif et bloque ainsi le flot d’énergie. Ne faites pas trop attention à la nourriture, dès lors qu’elle est saine et qu’elle vous apporte tous les nutriments nécessaires à votre équilibre. En revanche, jeûner à tout moment déséquilibre le Nabhi. Or l’’esprit ne peut être atteint par le jeûne.
Il est toutefois possible de jeûner en suivant des directives bien précises, (afin d’éviter des carences alimentaires). Mais cet acte n’a aucune valeur spirituelle. Au contraire, cette méthode sert à dévier l’attention sur la nourriture. Lorsque le corps a besoin de nutriments, il envoie un signal. Nous devrions écouter ces signaux et éviter, ainsi, d’agresser nos chakras et les lois qu’ils régissent de quelque manière que ce soit. La consommation d’alcool est elle aussi fortement déconseillée si l’on souhaite maintenir son chakra du Nabhi en bon état.
Name: Vide – Océan d’Illusions
Physical Level: région de l’estomac
Controls: la digestion
Qualities: dharma (conduite morale), équilibre, stabilité, personnalité
Place on Hand: base des doigts et périmètre de la paume
Causes of Catch: fanatisme, excentrisme, spiritisme, magie noire, faux gourous et fausse connaissance
L’homme a toujours dû lutter contre l’ignorance, l’Illusion et il continue à le faire aujourd’hui. Il lui faut surmonter cette ignorance, avant de pouvoir goûter aux joies de l’Esprit, la Réalité. Le Vide est la représentation de l’étendue à traverser, afin de transcender l’illusion pour atteindre cette Réalité. On l’appelle aussi « Bhavasagar » ou l’océan d’illusions.
Le Vide correspond à la maîtrise de soi. Lorsque l’énergie de la Kundalini illumine ce centre, nous devenons notre propre gourou. Le mot « gourou » signifie « poids » ou « gravité ». C’est cette relation à la terre, cette gravité, qui nous permet de garder notre équilibre dans le tourment de notre existence. Lorsque la Kundalini s’élève et qu’elle illumine la région du Vide, notre attention s’éloigne par elle-même de l’Illusion et de la confusion, Nous prenons alors conscience d’une réalité supérieure à tout et pouvons prendre les commandes de notre propre évolution spirituelle, sans avoir recours à une quelconque aide extérieure. C’est par un travail d’introspection sur nous-mêmes lors de notre méditation que nous trouvons les réponses à nos questions et que nous accédons à la clé du savoir. Nous en viendrons très souvent à ne faire qu’assimiler une solution à un problème qui nous vient de l’extérieur. Mais, lorsque nous devenons maîtres de nous-mêmes, nous parvenons à faire la différence entre le bien et le mal, entre la Vérité et la fiction.
Passons maintenant à la notion de « disciple », qui est le pendant de celle du « gourou ». Il est tout aussi important d’avoir accès à la Vérité avec humilité et ouverture d’esprit que de donner des conseils avec le sérieux d’un maître.
De mémoire d’homme, les plus grands maîtres spirituels ont toujours été les plus humbles disciples de Dieu. Cette capacité de s’en remettre complètement à Dieu et, par là même, de faire diminuer son égo, permet au gourou d’enseigner avec une parfaite autorité, même lorsqu’il remet en question des faits déjà établis. La notion de dharma est également un des aspects fondamentaux de cette région, étant donné que le Vide est en liaison directe avec le chakra du Nabhi. Tous les grands maîtres et prophètes qui se sont incarnés sur cette terre afin de nous montrer le droit chemin, ont fait du dharma (la morale) la clé de leur enseignement, cet nous ne pouvons nous améliorer qu’en nous respectant nous-mêmes et en respectant les autres. En d’autres termes, en vivant de manière saine et honnête, de manière à être en accord avec la nature.
Tous les prophètes qui se sont incarnés, afin de nous montrer l’exemple et de nous transmettre la connaissance qu’ils avaient d’une réalité d’une autre dimension, sont associés au Vide. Les grands prophètes tels qu’Abraham, Moïse, Lao-Tseu, Janaka, Gourou Nanaka, Mahomet, Sai Nath de Shirdi, Zoroastre, Confucius et Socrate sont les incarnations du principe primordial du « Maître ». Ce sont eux qui nous ont enseigné la morale et les modes de comportement qui permettent d’éviter l’anarchie. Le principe du disciple fait aussi partie de cette région de notre système subtil. Les incarnations qui s’y rapportent sont : Lav et Kush (les enfants de Shri Ram et Shri Sita), Markandeya, Adi Shankaracharya, David, Jean-Baptiste, le Buddha, Mahavira, Kabir, Michel-Ange, Khalil Gibran, William Shakespeare, William Blake et tant d’autres.
Le Vide n’est autre que la distance qui sépare la Kundalini du nerf pneumogastrique (système parasympathique). Il représente le temps et l’espace, depuis le début de la création, jusqu’au l’apogée de l’évolution de l’être conscient. Il est ce vide qui, lorsque que nous ne sommes pas encore « illuminés », sépare notre conscience de l’absolu. Le Vide est créé par le mouvement circulaire qu’effectue le chakra du Swadisthan autour du Nabhi. Notre système digestif nous alerte, lorsque nous portons préjudice à ce principe du Gourou, en nous donnant des nausées ou tout autre désagrément d’ordre gastro-intestinal.
Si nous venions à être confrontés à une activité adharmique, ou que nous ne respections pas notre corps, tant subtil que physique, nous en tirerions immédiatement les conséquences en éprouvant des sensations désagréables au niveau de notre Vide. Les tensions abdominales que nous ressentons parfois ou les gargouillements qui précèdent un examen sont les conséquences directes d’un déséquilibre au niveau du principe du gourou.
La combinaison des signaux émis par le Vide et de notre conscience vibratoire forme un excellent indicateur, nous permettant de différencier le bon du mauvais dans telle ou telle pratique, qu’elle soit spirituelle ou non. Nous apprenons ainsi à être à l’écoute de notre système subtil et à réagir rapidement, afin d’éviter de nous endommager. Elle nous permet ainsi de nous ouvrir à ce qui est bon pour nous. Le principe du gourou à l’intérieur de nous est une force d’une puissance extrême, qui nous permet d’évoluer. Mais il nous faut apprendre à interpréter correctement ces signaux.
Name: Anahata (Chakra du Coeur)
Physical Level: partie médiane du plexus du cœur, partie du plexus gauche, sternum
Controls: la respiration, la région de la poitrine
Qualities: amour maternel, sentiment de sécurité, production d’anticorps
Place on Hand: auriculaire
Causes of Catch: sur le côté gauche – activité physique et mentale excessive, problèmes relationnels avec sa mère, la pratique trop poussée du Hatha Yoga, drogues, absence de recherche spirituelle, athéisme, activités qui vont à l’encontre de Dieu ; sur le côté droit – problèmes relationnels avec son père, agressivité d’ordre passionnel, arrogance ou comportement déraisonnable, domination
Lorsque nait un enfant, la première chose à laquelle il réagit est l’Esprit, l’âme de sa mère. Il n’a alors conscience ni de son corps, ni de celui de sa mère ; il ne connaît que l’Esprit. Lorsqu’il sort du sein de sa mère, il subit un choc et sa première réaction est de vouloir retrouver la protection de celle-ci. Lorsque nous venons de naître, nos facultés mentales, notre égo et notre superégo, ne sont pas encore développés. Le nouveau-né est pur Esprit. C’est donc cet Esprit pur qui trouve réconfort dans celui de sa mère et c’est l’union de ces deux Esprits qui permet au nouveau-né de faire face à son nouvel environnement.
Ce n’est rien d’autre que l’amour, l’amour inconditionnel qui lie deux Esprits entre eux. C’est dans le chakra du cœur que réside le Soi, l’Esprit, l’Atma. Tous ces termes ont la même signification. Shri Mataji fait souvent remarquer la chose suivante : « vous n’êtes rien d’autre que l’Esprit éternel ». Elle nous fait ainsi comprendre que nous sommes l’Esprit et qu’il nous faut laisser derrière nous le monde illusoire et futile dans lequel nous vivons. Après la réalisation du soi, nous devenons donc cet Esprit. Ce processus est mis en marche lorsque nous parvenons à cesser de nous identifier à notre corps, à notre mental et à nos émotions. En outre, après l’expérience de la réalisation du soi, nous sommes capables de porter notre attention sur notre cœur et, par conséquent, de le purifier. L’Esprit ne peut se manifester que si le cœur est ouvert et pur. Nous éprouvons alors un sentiment unique : la joie éternelle que nous apporte la création. Notre vie au sein même de cette création prend alors enfin un sens.
L’amour pur, qui nous fait rayonner, est la qualité principale du chakra du coeur. Un être non réalisé aime rarement d’un amour pur, non intéressé. Nos conditionnements nous empêchent de faire la distinction entre amour, possession, sexe et égocentrisme. L’amour pur, lui, est détaché ; il donne et n’attend rien en retour. Il est comme l’arbre qui apporte de l’ombre à celui qui s’assied à son pied ; il est sans préjugé et agit sans motif particulier. Le véritable amour émane de l’Esprit et non du corps ou du mental. Ainsi, lorsque nous disons aimer quelqu’un, il nous faut comprendre comment cet amour se manifeste. L’amour qui provient de l’attraction que l’on peut ressentir face à la beauté extérieure de quelqu’un est physique. C’est le « sex appeal » d’une personne qui provoque ce sentiment. Certaines personnes vont même jusqu’à prendre des cours de séduction. Les gens qui suivent trop la mode sont des victimes de cette tendance. Ces personnes sont particulièrement vulnérables dans ce qu’elles aiment, non pas à travers leur esprit, mais à travers une mode, superficielle et donc éphémère. Il n’y a pas d’amour véritable dans ce type de relation, car il provient du mental et le mental n’aime pas, il ne fait que désirer. Lorsque l’ont prête attention aux désirs qu’émet notre mental, la lassitude prend vite le dessus.
L’amour est souvent assimilé, à tort, uniquement à l’attrait que peut
éprouver un homme pour une femme ou l’inverse. L’amour est en fait bien plus
grand ; c’est la vie qui atteint chaque parcelle de notre corps, c’est ce qui
lie un enfant à sa mère, c’est la fraternité, l’amitié, ou même le sourire d’un
vieillard. Lorsque plusieurs personnes vivent dans le partage et que chacun se
préoccupe du bien-être de l’autre, c’est la société toute entière qui ouvre son
cœur. Ce phénomène collectif est ainsi capable de changer la face du monde.
C’est là le pouvoir de l’amour ; le fondement de toute création, toute
vibration. Nous disons que Dieu est amour et que l’amour est Dieu, parce qu’en
baignant dans cet amour, nous cessons d’être. L’amour véritable est unique,
c’est l’union par l’Esprit. L’amour nous permet également de grandir, d’être
heureux et d’évoluer. D’autre part, de nombreux problèmes sont causés par la
peur. Lorsque nous avons confiance en nous-mêmes, nous nous renforçons et nous
protégeons ainsi de nos désirs et des attaques de l’extérieur. A l’inverse,
lorsque nous vivons dans la peur, nous affaiblissons notre système immunitaire.
Nous sommes alors plus vulnérables face à la maladie et avons tendance à
développer des allergies. Lorsque notre cœur est fort, nous nous épanouissons et
faisons face à la vie avec bravoure. Cet amour se transforme alors en compassion
et nous pousse tout naturellement à œuvrer pour l’émancipation de l’humanité.
Nous ne répondons plus à notre mental, mais agissons de manière spontanée.
La
relation que nous entretenons avec nos parents a une résonnance sur le chakra du
cœur ; sur le côté gauche de ce chakra pour la mère, et sur la gauche pour le
père. Lorsque nous prenons conscience du fait que nos parents font partie
intégrante de notre système subtile, nous faisons de notre mieux afin de
résoudre les problèmes d’ordre relationnels qui pourraient exister entre nous et
nous comportons avec eux de manière responsable. Nous devrions toujours traiter
nos parents avec l’amour et le respect qu’ils méritent.
Les parents, de leur côté, se doivent d’élever leur enfants de manière saine. Ceci permettra à ces derniers de s’émanciper spirituellement. Nous devrions aimer nos enfants sans attachement et sans peur, tout en sachant que nous avons la tâche de les élever. Or, si les parents ne suivent pas eux-mêmes les recommandations qu’ils donnent à leurs enfants, ils ne peuvent leur donner le bon exemple. La relation que nous entretenons avec notre époux/se est, elle aussi, liée au chakra du coeur. Lorsqu’un des époux domine l’autre, ou qu’il est possessif, l’amour est réprimé et la relation devient difficile. Les vibrations de l’amour provenant de l’Esprit doivent pouvoir s’épandre librement et chaque partenaire devrait respecter l’autre, sans exercer de pression, afin de permettre à son conjoint de grandir librement et de s’épanouir.
L’harmonie au sein des familles est l’élément clé qui permet le bon
fonctionnement d’une société. Les fondements de cette harmonie sont l’amour et
le respect du devoir d’une personne envers un membre de sa famille – entre
parents et enfants plus particulièrement. Si la notion de famille n’a plus de
sens pour personne et que les foyers se brisent, c’est toute la société qui
s’effondre. De nos jours, nous ne pouvons qu’observer, impuissants, la violence
et les problèmes de drogues auxquels les enfants sont confrontés. Ces problèmes
sont particulièrement présents dans les sociétés dans lesquelles la notion de
famille est inexistante.
Le siège du chakra du cœur se situe dans le
Brahmarandra, au sommet de la tête (dans le chakra du Sahasrara). C’est à ce
niveau que l’énergie de la Kundalini s’uni avec le Tout.
Name: Vishuddhi Chakra
Physical Level: plexus cervical (glande de la tyroïde)
Controls: le cou, les bras, la bouche, la langue, les dents, le nez, le visage
Qualities: diplomatie, conscience collective, savoir relativiser les choses et se contenter d’observer ce qui nous entoure avec philosophie, sens de l’humour
Place on Hand: indexe
Causes of Catch: sur le côté gauche – sentiment de culpabilité, immoralité, usage de vilains mots, sarcasme ; sur le côté droit – absorption de nourriture mauvaise pour le foie, méticulosité excessive
Le chakra du Vishuddhi représente le moment, dans l’évolution de l’humanité, où le besoin d’harmonie et de vie sociale est devenu une priorité pour l’homme. Le Vishuddhi représente tout ce qui se rapporte à la nature cohésive de la race humaine et à la capacité de l’être humain transcender la différence et à se battre, afin d’expérimenter l’union de l’Esprit avec le Tout.
L’une des qualités que nous devons impérativement développer afin de nous élever spirituellement, est la capacité de nous détacher des problèmes mondains qui nous entourent et qui nous entraînent vers le bas. L’ouverture du chakra du Vishuddhi nous procure ce pouvoir. Nous devenons ainsi les témoins du « grand jeu » de la vie. De cette manière, nous évitons de nous laisser abattre par des soi-disant problèmes qui peuvent sembler sérieux, mais qui ne sont, en fait, que de simples « événements » qu’il faut dépasser pour évoluer. Cela ne signifie pas pour autant que nous n’endossons pas la responsabilité de nos actes ou que nous nous décourageons et ne faisons plus face à la vie. Cela nous donne simplement la capacité de voir un problème qui aurait pu nous perturber dans son ensemble, et d’en trouver la solution. Nous devenons les témoins de ce jeu et apprenons à observer avec distance nos émotions et nos pensées, nos planifications et nos conditionnements. Une fois réalisés, notre capacité à devenir les témoins de ce qui nous entoure se renforce. Nous voyons alors tout ce qui nous entoure avec beaucoup plus de philosophie, car nous savons que ces obstacles, ces « événements » ne font pas partie intégrante de l’Esprit, mais qu’ils proviennent du monde qui nous entoure. Ainsi, nos identifications disparaissent peu à peu, pour ne laisser place qu’à l’Esprit, indivisible et à la base de tout. Voici une phrase de Shri Mataji qui illustre tout à fait ce qui précède : « nous sommes les témoins de notre propre jeu de rôle et tout ce qui nous entoure devient une immense pièce de théâtre». De la même manière, Shakespeare a comparé le monde à une scène, dont nous serions les acteurs.
A vrai dire, nos problèmes ne peuvent être résolus que si nous acquérons la capacité de faire la part des choses. La plupart des gens disent ne pas pouvoir résoudre leurs problèmes parce qu’ils se sentent trop concernés par ceux-ci. C’est pour cette raison qu’ils cherchent conseil auprès de leurs amis (qui peuvent donner leur opinion de manière détachée sur la direction à prendre). Dans des cas extrêmes, certains consultent des agences qui agissent, en quelques sortes, en tant que médiateurs. Une fois réalisés, nous développons cette capacité par nous-mêmes et considérons les ennuis auxquels nous sommes confrontés, qu’ils soient importants ou non, comme des « tests ». Nous sommes ainsi capables de comprendre notre rôle dans cette grande « pièce de théâtre » et voyons clairement la solution à apporter au problème.
Le chakra du Vishuddhi gère également les relations entre les hommes en général. Ce centre est en rapport direct avec notre sens de la diplomatie et le respect que nous éprouvons envers nous-mêmes et les autres. Si nous ne respectons pas les autres, nous ne parviendrons pas à établir entre nous une relation d’amitié et de fraternité. Le Vishuddhi est donc un chakra très important pour notre évolution, si l’on aspire à devenir un être spirituel et collectif. Le manque de respect envers nous-mêmes (qui se traduit par un sentiment de culpabilité), a tendance à s’encrer profondément dans notre Vishuddhi gauche, si on laisse faire les choses. Ceci a pour effet de mettre gravement en péril notre évolution. Ce sentiment permanent de culpabilité est probablement dû à notre éduction, qu’elle soit moraliste ou trop pieuse. Nous ne devrions pas nous identifier à ces pressions extérieures. Nous devrions également apprendre à ne pas nous raccrocher à ce sentiment de culpabilité, car nous avons tendance, à tort, a nous y réfugier et à fuir, par là même, le moment où nous devrons, inéluctablement, faire face à nos faiblesses et y apporter une solution. L’Esprit, lui, n’absorbe pas la culpabilité ; il est pur. Une fois réalisés, nous apprenons à faire face à nos problèmes personnels et à les surmonter, en prenant, une fois pour toute, le dessus sur notre culpabilité. L’affirmation correspondant au Vishuddhi est : « je ne suis coupable de rien ».
Lorsque notre conscience vibratoire se développe, il nous est facile de devenir des êtres collectifs. Lorsque nous commençons à ne faire plus qu’un avec le Tout (lorsque le microcosme s’éveille et devient partie intégrante du macrocosme), nous développons la capacité de comprendre l’existence du système subtile par la perception de nos chakras et ceux des autres. C’est ce à quoi l’on aspire lorsqu’on pratique Sahaja Yoga ; c’est la preuve même de notre « illumination » que l’on ressent à l’extrémité de nos doigts et dans tout notre corps. Lorsque nous accédons à la conscience collective, nous pouvons exercer une influence sur le corps subtil d’une autre personne en percevant sur nos doigts l’état de ses chakras et en dirigeant nos vibrations vers les centres qui en ont besoin. C’est un peu comme si l’on acquérait, par ces vibrations subtiles, une nouvelle perception des choses, un sixième sens. Cette fraternité des êtres et des peuples est le but recherché pendant des vies et des vies par tant de chercheurs. Elle se manifeste maintenant ; ce n’est plus un mythe mais une réalité bien concrète.
Le chakra du Vishuddhi comporte seize pétales, aux fonctions et qualités bien définies. Sur le plan physique, il permet de maintenir en état la gorge, les bras, le visage, la bouche et les dents, etc. Il est donc important que nous nous occupions des parties du corps correspondant à ce centre avec soin. En l’occurrence, il est recommandé de se protéger du froid intense, d’éviter la consommation de tabac et d’autres substances qui pourraient porter atteinte à notre santé et endommager notre gorge. Nous devrions également prendre soin de nos dents et nous assurer que nous communiquons avec notre entourage dans le respect de celui-ci. Nos mains, par exemple, peuvent exprimer la beauté et la grâce, mais aussi la grossièreté, si l’on en fait mauvais usage. Nous devons donc nous efforcer de faire preuve de douceur dans toutes nos actions.
Name: Agnya Chakra
Physical Level: au centre du cerveau, au point de croisement du thalamus ou chiasma optique (glandes pinéale et pituitaire)
Controls: La vue, l’ouïe et la pensée
Qualities: Le pardon, la résurrection, l’humilité, la compassion
Place on Hand: Les annulaires
Causes of Catch: Agnya gauche – se faire du mal à soi-même, attendrissement sur soi-même, incapacité de se pardonner, vivre dans le passé ; Agnya droit – idées fausses sur Dieu, soucis, agression, égoïsme, futurisme
Le chakra de l’Agnya est situé au centre de la région du cerveau et représente la sixième étape de l’évolution humaine. Nous pouvons le localiser au milieu du front. C’est la voie ouverte vers le Sahasrara chakra et il ne permet pas à la Kundalini de monter plus haut s’il se trouve des impuretés quelles qu’elles soient dans le mental. Lorsque la Kundalini passe au travers de ce chakra, les ondes de nos pensées s’allongent si bien que l’espace entre deux pensées s’élargit. Cet espace est silence et lorsque les pétales de ce chakra s’ouvrent, à cet endroit même le silence s’épanouit et se répand aux alentours, repoussant nos pensées aux confins de notre conscience. C’est alors que nous pouvons nous délecter de ce silence absolu qui se trouve au coeur de la création.
La qualité première de l’Agnya chakra est le pardon. A ce stade de notre évolution, l’homme a établi une société sophistiquée mais, avec cette sophistication, le problème de l’Ego est apparu – l’idée que c’est lui qui a tout fait. Le problème du Moi a été accéléré par le succès permanent de ces gains matériels – civilisations florissantes, routes du commerce mondial et autres signes extérieurs. Ce qui en a résulté pourrait n’être qu’un Ego gonflé mais cette arrogance est encore aggravée par les conditionnements de l’éducation et de l’environnement (par exemple ceux provenant des parents et des amis), des dangers pour le Superégo.
L’esprit humain est divisé en un Ego et un Superégo. Ceux-ci sont situés à l’extrême terminaison des canaux de l’Ida Nadi (le côté lunaire ou Canal gauche) et du Pingala Nadi (le côté solaire ou Canal droit). Ces deux canaux se croisent au chakra de l’Agnya. Tout ce qui concerne le passé (souvenirs, conditionnements et émotions) s’accumule comme un résidu dans le Superégo, à droite – après avoir traversé le Canal gauche. Tout ce qui concerne le futur (pensées, planification, action etc.) s’accumule de la même manière en un résidu mais dans l’Ego, sur le côté gauche du cerveau. Nous pouvons comparer ces résidus à des gaz d’échappement provenant de trop d’activité dans le canal concerné.
Ainsi, par exemple, lorsque nous nous fatiguons trop par une planification du futur (les vacances ou les anniversaires de l’an prochain, etc.) nous produisons trop d’énergie dans le Canal droit, ce qui a pour effet d'épuiser ce canal en détruisant l’équilibre naturel général du système des canaux par l’utilisation forcée de l’un au détriment de l’autre. Cet excès d’énergie monte comme du smog et entrave notre croissance spirituelle. Avant la réalisation du soi, chacun de nous était dans un état de déséquilibre des canaux plus ou moins grand. Le résultat est un brouillard plus ou moins épais qui consiste en l’épuisement de l’Ego et du Superégo, tous deux entraînés pour faire obstacle à notre ascension spirituelle dans le Canal central (Sushumna). La Kundalini ne peut tout simplement pas pénétrer ce brouillard additionné pour arriver à l’apogée de notre yoga dans le Sahasrara Chakra.
C’est en raison de cet état de fait que la région de la fontanelle (la région molle du crâne à la naissance) se calcifie et durcit à un âge relativement jeune et nous commencons à développer une identité propre et notre concept du Moi. Lorsque le coeur commence à être enveloppé par l’Ego, nous perdons la vision de l’Esprit et nous identifions uniquement avec celui que nous appelons Moi. Il ne s’agit pas de vouloir détruire notre Ego car il a une place utile dans notre être. Sans lui nous ne pourrions pas agir du tout. Simplement nous devons le garder en équilibre avec le Superego de manière à créer un espace par lequel la Kundalini peut s’élever pour traverser le Sahasrara Chakra. Contrôler l’Ego est une tâche très difficile à maîtriser.
Le pardon (et l’indulgence) et l’humour sont peut-être les méthodes les plus efficaces. L’Ego est un animal d’action. Il se nourrit en agissant - en punissant le mal, en apportant un changement, en réalisant un désir. En pratiquant l’indulgence, nous ralentissons le carburant de l’Ego et l’obligeons à patienter. En faisant cela notre Esprit a le temps d’éclater au grand jour dans notre action et le véritable cours des choses devient évident.
L’humour procure également une bonne dose de remèdes pour un Ego en plein élan. Il est facile de dégonfler le ballon de l’Ego et de le ramener à de justes proportions en le perçant avec une épingle d’humour. En faisant attention à l’Ego comme si nous en étions le témoin, nous pouvons commencer à voir manipulations et ses tours subtils et alors nous remarquons ce qu’il y a par là de drôle. Nous ne pouvons jamais lutter contre l’Ego – il y a contradiction (lutter nécessite une action, l’action est l’Ego, l’Ego lutte contre l’Ego…?) Nous ne pouvons que le réduire en le prenant au rire et par ce moyen notre coeur se dégagera de son étranglement.
L’Ego et le Superégo côtoient les régions isolées de l’univers subtil. Le Superégo est dans le domaine où toute notre connaissance et nos expériences passées sont stockées. Au-delà c’est le Subconscient collectif, une région où les spiritistes et médiums exercent leur commerce du passé. L’Ego est dans le Supraconscient individuel, soit le royaume du futur. Il réside dans le Supraconscient collectif où les voyants, les visionnaires et ceux qui cherchent le pouvoir, font du commerce avec l’avenir. Explorer n’importe lequel de ces domaines est excessivement dangereux . Shri Mataji affirme qu’ils sont les mêmes dans leur essence. : «Il n’y a pas de différence entre la fumée noire du charbon (Subconscient) et la fumée jaune du benzol (Supraconscient). Les deux sont pareillement étouffantes. » ‘’
Parmi d’autres organes, l’Agnya chakra contrôle notre vue. Ainsi, nous devrions considérer nos yeux comme un cadeau grâce auquel la Création divine nous est dévoilée. Pour empêcher notre regard de passer constamment d’une chose à une autre, ou de souffrir en suite d’une attention portée sur des choses choquantes ou grossières, nous devrions porter celui-ci sur des éléments naturels comme le ciel et la terre.
Name: Sahasrara Chakra
Physical Level: La région limbique du cerveau
Controls: Le cerveau
Qualities: La conscience collective, l’intégration, le silence, la conscience sans pensées
Place on Hand: Le centre de la paume
Causes of Catch: L’athéisme, douter de Dieu, activités à l’encontre de Dieu
Dans le chakra du Sahasrara tout l’instrument est intégré. Chaque chakra y a sa place. Au niveau du Sahasrara nous dépassons le relatif, allons vers l’absolu et vers la réalisation absolue du paradis sur terre. C’est un pays bien au-delà de nos fantasmes les plus fous, tellement plus que le vocabulaire peine à le décrire. C’est notre destination ultime, notre élargissement pour toujours. Notre progression vers ce but est un processus vital.
Lorsque la graine mûrit, tout naturellement elle pousse. William Blake l’a parfaitement décrit ainsi : « Vous remarquez que les fleurs émettent leur parfum précieux et personne ne peut dire comment d’un centre aussi minuscule peut émaner de tels délices. Et nous oublions qu’à l’intérieur de ce centre, c’est l’éternité qui agit. » (« Thou perceivest the flowers put forth their precious odours, and none can tell how so small a center comes such sweets. Forgetting that within that center eternity expands ».) Les pétales de lotus éclosent et l’illumination se produit lorsque la Kundalini atteint le Sahasrara (samadhi). Il se peut que vous sentiez une pulsation puissante sur le crâne, suivie d’une sensation de fusion et un flot de vibrations fraîches provenant de la région de la fontanelle. C’est le baptême par lequel vous avez la certitude que vous avez eu une deuxième naissance.
La conscience vibratoire commence à ce stade. Lorsque la Kundalini unit notre conscience individuelle à la conscience universelle, nous sommes soudain réglés sur la longueur d’ondes universelle des vibrations. Ces vibrations imprègnent le cosmos mais, avant la réalisation, alors que nous sommes comme des oeufs, nous les ignorons. Mais lorsque la Kundalini casse la coquille de l’oeuf, nous apparaissons dans le Royaume de Dieu ou autrement dit la conscience collective. A ce niveau, nous chantons la chanson de l’inconscient, les vibrations jouent avec notre instrument.
Quand la conscience humaine est unie au divin, nous atteignons le niveau le plus subtil de communication, dans la conscience collective. En étant des instruments de ce pouvoir universel, nous devenons un avec tous les autres instruments. Nous apprenons à apprécier la vraie profondeur et la beauté d’une autre personne par ses vibrations. La beauté de l’art et de la nature se manifestent maintenant avec leurs vibrations. Posez simplement la question et une réponse positive se manifeste comme un flot de vibrations fraîches. C’est la conversation sous sa forme la plus sublime.
Avec l’éveil de notre Kundalini, notre esprit éternel est illuminé et nous sentons les vibrations. Nous pouvons également éveiller la Kundalini des autres après l’éveil de la nôtre. Nous pouvons donner la réalisation à d’autres, nous pouvons soigner des maladies et partager le message de l’amour divin avec le monde entier. Le Seigneur Jésus a dit : « Je vous enverrai le Consolateur, un Conseiller et Rédempteur, l’Esprit Saint vous enseignera toutes choses ».
Quand la conscience humaine se règle sur l’infini, elle devient elle-même infinie. L’illumination se développe spontanément. Les sages ont chanté les louanges de cet espace et l’ont dépeint poétiquement comme l’amour qu’éprouvent l’amant et la bien-aimée. Le Bouddha l’a appelé Vide, Mahavira l’a dénommé Nirvana, les Védas l’ont appelé Moksha et le Christ en a parlé comme du Royaume des Cieux.
La capacité limitée du cerveau devient illimitée dans sa capacité de réaliser Dieu. Si vous êtes le soleil et la lumière du soleil, si vous êtes la lune et le clair de lune, où est la dualité ? Ce n’est que lorsqu’il y a séparation qu’il y a dualité et, en raison de cette séparation, vous ressentez de l’attachement… une distance entre vous et ce qui est à vous ; c’est pourquoi vous vous y attachez. Tout est nous, qui est donc l’autre ? Quand le cerveau a perdu son identité, le soi-disant cerveau limité devient l’Esprit illimité.
Shri Mataji Nirmala Devi
Name: Ida Nadi – Le Canal Gauche
Physical Level: Le système nerveux sympathique gauche
Controls: Les émotions, les désirs
Qualities:
Place on Hand: La paume gauche
Causes of Catch:
Le Canal gauche (ou Ida Nadi en sanscrit) est également appelé Canal Lunaire. Il s’engage dans la Mooladhara (le premier centre subtil) et monte le long du Canal gauche, traverse le chakra de l’Agnya (le sixième centre) à l’intérieur de la tempe et le Superégo dans le côté droit du cerveau. Il sert de conduit à l’énergie de notre désir.
Nos émotions sont déclenchées par ces souhaits. En fait les émotions sont des désirs qui ne se sont pas encore matérialisés. Ces désirs, et les sentiments qui leur sont associés, voyagent le long de ce canal gauche vers les endroits du corps qui correspondent afin de provoquer leur accomplissement. Nos désirs sont essentiels pour toute action. Nous ne pourrions pas agir sans leur impulsion.
La qualité principale du côté gauche est de provoquer de la joie, qui est la condition normale de l’Esprit. Il se peut que vous vous souveniez d’avoir éprouvé cette joie lorsque vous étiez enfants, ou que vous l’ayez remarquée chez des petits de deux ou trois ans. D’habitude, ils se réveillent joyeux le matin. Même s’ils éprouvent une douleur physique ou morale de temps à autre au cours de la journée, ils ne s’y accrochent pas et ne cherchent pas à s’en souvenir. Ils pleurent plutôt, se remettent et se sentent de nouveau heureux comme avant. Ce désir de joie est encore bien vivant à l’intérieur de nous comme c’était le cas lorsque nous étions enfants. Il se peut qu’il soit bloqué ou qu’il soit terni en raison de blessures physiques ou émotionnelles au cours de notre vie. Avant SahajaYoga, nous n’avions pas de technique efficace pour se débarrasser des blessures et des chocs, habituels pour ceux d’entre nous qui ont une vie active. La pratique de Sahaja Yoga nous aide à faire partir ces vieilles tensions et à retrouver la joie en tant qu’état normal.
Les problèmes du côté gauche ont tendance à provoquer de la passivité ou un état émotionnel extrême par lequel nous sommes écartelés entre le comble de l’allégresse et la dépression. Avec ce genre de déséquilibre, il devient difficile de s’auto-discipliner et de corriger les mauvaises habitudes. Dans le pire des cas, nous devenons léthargiques et obsédés par notre être. Vu que ce canal se nourrit également dans la région du crâne, la pression sur le cerveau devient excessive. C’est ce processus qui causes les dépressions nerveuses, l’épilepsie ou la sénilité (dégradation du cerveau).
C’est sur le côté gauche du corps que l’on peut se rendre compte de l’état du Canal gauche. Au début, on le repère plus facilement sur la paume gauche.
Name: Sushumna Nadi – Le Canal Central
Physical Level: Le système nerveux parasympathique
Controls: Fonctions autonomes du corps, évolution, croissance spirituelle
Qualities:
Place on Hand:
Causes of Catch:
Le Canal central (ou Sushumna Nadi en sanscrit) s’appelle également la Voie du Milieu. Il commence au siège de la Kundalini et monte droit le long de la colonne vertébrale jusqu’au chakra le plus élevé.
Le Canal central, le conduit du système nerveux parasympathique, coordonne les activités de notre système involontaire. Nous n'avons pas de contrôle conscient sur ces activités. Notre coeur bat, nos poumons respirent, notre système sanguin produit du plasma, notre cerveau centralise et coordonne les communications, notre esprit fait des formulations… et toutes ces fonctions incroyables, et plus encore, sont effectuées plus efficacement qu’avec une quarantaine de milliards d’ordinateurs. Où que soit portée notre attention, ces opérations ont lieu automatiquement. Il semble qu’elles n’aient pas besoin de notre conscience pour être commandées ou contrôlées. Toutefois, miraculeusement, les activités involontaires de notre corps fonctionnent selon un plan d’action organisé avec des interactions, des synthèses et des communications tellement complexes que notre recherche scientifique médicale, qui enquête sur l’ADN, reconnaît que nous n’avons encore approché que la pointe de l’iceberg. Nous réalisons que le système humain est tellement vaste et ingénieux que, ne serait-ce que pour en avoir quelques notions rudimentaires, nous devons admettre notre ignorance. Ainsi, nous pourrions commencer à apprendre quelque chose de nouveau. C’est cela qui intéresse Sahaja Yoga.
Les activités qui ont lieu par le biais du système parasympathique sont spontanées. Elles se passent naturellement, sans que l’on fasse quoi que ce soit. L’ascension de la Kundalini et le travail qu’elle effectue, tout comme les autres activités spirituelles, sont spontanés. Dès lors, le terme Sahaja a été choisi pour qualifier ce type de yoga car il signifie spontané. L’implication de la nature parasympathique de la Voie du milieu est que l’ascension de la Kundalini est complètement au-delà de notre volonté ou de notre influence. En fait, c’est pourquoi Shri Mataji doit agir en tant que catalyste.
Lorsque notre Kundalini a été éveillée et qu’elle est montée par ce canal central, jusqu’en-dessus du sommet de la tête, nous pouvons commencer à devenir conscients de l’immense galaxie interne de notre système subtil. Cette « illumination » initiale, ou réalisation, n’est que le commencement d’une grande aventure, peut-être même la plus grande aventure que nous puissions vivre.
Name: Pingala Nadi – Le Canal Droit
Physical Level: Le système nerveux sympathique droit
Controls: L’action, la pensée, la planification
Qualities:
Place on Hand: La paume droite
Causes of Catch:
Le Canal droit (ou Pingala Nadi en sanscrit) est également appelé le Canal Solaire. Il débute au chakra du Swadisthan (deuxième centre) et monte le long du côté droit. Il traverse la tempe gauche (ou égo) au chakra de l’Agnya. Il sert de conduit à notre énergie active. Cette énergie consiste en une activité physique et mentale.
Quand la demande d’énergie de ce côté est trop forte, le côté gauche s’affaiblit; le désir d’avoir la joie de l’Esprit s’évanouit. Quand le côté droit domine, la personnalité devient très sèche et aggressive. Une pression excessive monte dans la tempe gauche et dans l’Ego, et se gonfle en un ballon, bloquant le canal central, ce qui a pour effet de déséquilibrer le tout le système. Etouffée par l’égo, la sensibilité à nos propres émotions est diminuée. Nous agissons et prenons des décisions qui dominent ou dérangent la vie des autres, et avec la conviction qu’elles sont « nécessaires » et « logiques. » Lorsqu’il atteint cet extrême, le comportement du côté droit provoque une maladie de coeur. L’atmosphère haute technologie, super-dynamique, des villes et banlieues en Occident produit surtout des citoyens du côté droit. Il est difficile de garder un équilibre entre l’action et les émotions lorsque l’ambiance du travail, de l’école ou des magasins est aggressive et pleine de stress. Il est difficile de garder une vie paisible et dans laquelle on peut corriger et purifier toutes les négativités. Au contraire, la plupart d’entre nous retournent au travail ou à l’école avec de la négativité du passé bien accrochée au système .
La pratique de Sahaja Yoga est très efficace pour enlever la négativité et
équilibrer les chakras et les canaux. Par la méditation, et grâce à des
techniques telles que le « footsoaking », s’asseoir par terre et faire un
bandhan, on peut commencer chaque journée avec la joie de chakras épanouis et le
pouvoir énergétique d’un système équilibré. Vous pouvez vous régénérer
ainsi que votre entourage en travaillant à l’intérieur de votre
être.
C’est sur le côté droit du corps que l’on peut se rendre de
l’état du Canal droit. Au début, on le repère plus facilement sur la paume
droite.
